Quand la critique blesse

Publié le par AurelieEmmaman

Quand on fait un métier comme le mien, on est forcément jugé par les personnes à qui l'on apprend à conduire ou celles qui viennent dans la salle de code. C'est un métier de contact, on est en relation direct avec un public très souvent jeune, entre 15 et 20 ans.

Quand je suis au travail, je suis sérieuse, je ne suis pas là pour faire ami ami avec mes élèves. Ce qui est important pour moi, c'est de garder une relation saine pour pouvoir apprendre dans les meilleures conditions. Cela ne m'empêche pas de rire, d'avoir des fou-rires avec des élèves ou d'être leur confidente. La limite je la connais mais elle n'est pas évidente à respecter.

Je travaille pour la réussite, je travaille pour qu'ils aient tous leur permis, ce n'est pas une promenade que nous faisons. Je ne me balade pas toute la journée le bras sur la portière.

Je comprends très bien que ma personne, ma personnalité ne peut pas plaire à tout le monde puisque nous sommes tous différents. Dans ce cas là, il suffit de demander à ne plus être avec moi. Voila c'est tout.

Nous sommes beaucoup de moniteurs, nos élèves passent de main en main, ils ne restent pas début à la fin avec le même moniteur. Cela leur permet de comparer les méthodes et de progresser aussi.

Mais quand j'apprends par une connaissance qu'un de ses amis n'aiment pas être avec moi et préfère être avec mon collègue, je m'interroge. Pourquoi ne pas le dire? Pourquoi continuer avec moi? Pourquoi continuer à se taire pendant les leçons? Pourquoi est-ce moi qui passe pour la méchante parce que je m'efforce de faire correctement mon travail sans jamais dépasser les bornes?

Je n'ai pas pu continuer comme ça sachant ça. Cela m'a fait mal, oui, parce que je le prends personnellement. Ce qui est dur pour moi c'est d'être constamment jugée sur ma personnalité et non sur mon travail. Je suis quelqu'un de timide mais qui essaye jour après jour de passer outre, je suis quelqu'un de perfectionniste qui veut le meilleur. 

Je sais bien que cela comme ça encore des années mais parfois je rencontre des élèves exceptionnels, et avec qui je me sens bien. Parce qu'il ne faut pas se leurrer, je ne suis pas à l'aise avec tout le monde mais je fais toujours mon travail du mieux possible. La pilule est passée, je préfère maintenant passer à autre chose.

Quand la critique blesse

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