Avoir un deuxième enfant qui n'a pas de RGO, ça change quoi?

Publié le par AurelieEmmaman

Ça change beaucoup de choses! En fait c'était ce qui me faisait le plus peur dans le fait d'avoir un deuxième enfant. J'avais cette hantise avant de tomber enceinte. J'ai posé la question à d'autres mamans qui m'ont rassurées sur ma capacité à pouvoir faire face à ce souci.

Le RGO, conjugué à une intolérance aux protéines de lait de vache, nous a gâché l'existence, surtout au début. Cela a complètement chamboulé ma vision de là maternité. J'avais une petite fille que je ne comprenais pas, qui pleurait (que dis-je hurlait) à longueur de temps. Je garde de mauvais souvenirs de cette période. Je découvrais ce que c'était d'être mère d'une petite fille qui n'était pas comme je l'avais imaginé. Je ne l'avais pourtant pas idéalisée, je me doutais que tout n’allait pas être rose.

Je me rends compte maintenant que c'est ce qu'il me reste de ces moments où elle était petite, les mauvais moments. Nous avons pourtant eu plein de moments de bonheur, des moments sympas mais tellement brefs. Le sourire n'était que de courte durée. En fait, on peut dire qu'on a eu beaucoup de mal à se sentir bien en famille.

Je ne me voyais pas revivre ça. Pas une seconde fois !

Quand Sushi est née, j'ai tout de suite vu qu'elle n'était pas pareil. A la maternité elle tétait déjà différemment, elle ne renvoyait pas de lait. A la maison également, elle n'a jamais eu de régurgitations. J'étais tellement focalisée là dessus que j'ai même été acheter du lait de riz et de l'épaississant (notre arme contre le RGO!) alors qu'elle souffrait simplement de coliques, comme beaucoup de bébé. On a dû jeter ces boîtes car elle n'avait absolument pas de reflux.

Imaginez mon soulagement.

Pour Emma, j'ai toujours eu ce sentiment de culpabilité. Moi aussi j'avais des soucis de lait et de régurgitations. Le caractère héréditaire ayant été prouvé, je ne peux m'empêcher encore aujourd’hui de penser que cela vient de moi. Quatre années sont passées et cette blessure peine à se refermer. Elle se referme petit à petit, et sûrement que l'arrivée de Sushi y contribue.

C'est un réel bonheur que de ne pas avoir à subir ça, ne pas revivre ça une seconde fois. Je n'ai pas eu à me transformer en maman koala avec l'écharpe de portage que j'avais constamment avec Emma dedans. Je n'angoisse pas lorsque nous allons nous promener et faire les magasins. Je ne me demande pas comment je vais faire pour pouvoir tenir une journée avec elle. Parce qu'avec Emma, j'étais soulagée certains jours de pouvoir aller au travail et de pouvoir la laisser chez la nounou. Je n'étais pas de ces mamans tristes de reprendre le travail ni de laisser ma fille a quelqu'un. J’avais hâte que mon congé maternité prenne fin.

Ce second bébé, cette seconde petite fille panse mes blessures de maman mais elles sont toutes les deux mes filles chéries.

Ce n'est donc pas une fatalité.

Je vis donc des moments encore inédits, des moments que j’aurais dû vivre avec ma grande. Je profite de chaque instant parce que je sais que nous n’aurons pas d’autres enfants, je profite d’avoir un bébé simple et sans soucis particuliers, avec des besoins faciles à décrypter.

 

Avoir un deuxième enfant qui n'a pas de RGO, ça change quoi?
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Publié dans RGO, DeuxièmeBébé

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butterflymoments 21/03/2016 18:51

Merci d'avoir partagé votre expérience. J'avais des soucis qu'avec les coliques mais c'était vraiment difficile.